RAGGIO Davide Mansueto. 1

1,300.00

Davide Mansueto Raggio

sans titre

24 x 23 cm

Technique mixte sur carton

Davide Mansueto RAGGIO. 1926 – 2002

Davide Mansueto Raggio est né le 26 juin 1926 à Celesia (San Colombano Certenoli), près de Gênes, au sein d’une famille d’agriculteurs. Son père, Davide, était décédé trois mois plus tôt.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’expérience de la captivité (1944-1945) eut sur lui de profondes répercussions et fut à l’origine de ses troubles psychiques.

Ces troubles s’aggravèrent durant son séjour en Argentine (1952-1956), sous le régime de Perón ; il y avait rejoint son frère Achille Pellegro, émigré là-bas en 1950. Au milieu des années 1950, Raggio fut mêlé aux événements ayant conduit à la chute de Perón et fut interné dans une prison psychiatrique, d’où son frère parvint à le faire libérer un an plus tard.

De retour en Italie en juin 1956, Raggio manifesta des symptômes croissants d’instabilité mentale et fut admis à l’hôpital psychiatrique de Quarto (Gênes), où il passa les quarante-six dernières années de sa vie. C’est là qu’il commença à peindre et à ramasser des racines et des glands, avec lesquels il confectionnait des colliers et des paniers.

Sa véritable révélation artistique survint lors de sa rencontre avec Claudio Costa, en 1985. Dès lors, Raggio exprima un univers mythique et magique, empreint de résonances symboliques et archaïques. Il réalisa des œuvres au crayon de cire, conçut de grandes installations et entrelaça racines, glands et autres matériaux pour créer des personnages qu’il nommait « le furie » (les furies) ; il entama également la série des « Pinocchi », constitués de tiges de bambou, de noix et de racines assemblées par un ressort métallique ; il utilisa abondamment l’argile ainsi que de petits fragments de brique collés entre eux — qu’il appelait « sassi matti », c’est-à-dire « pierres folles » — et employa aussi de la cendre de cigarette agglomérée à la colle ; toutefois, il devint célèbre pour ses « rips » : de petits morceaux de carton dont il grattait et arrachait la surface pour en faire émerger des formes humaines et animales. Raggio est décédé le 22 mai 2002 à l’hôpital de Recco (Gênes).

La ​​majeure partie de son œuvre a été détruite avant que son génie artistique ne soit reconnu. Ce qui en subsiste est conservé dans les plus importantes galeries et musées d’Art brut du monde