L’artiste est né au Cap-Haïtien en 1968. Dès 1973, il se met à la peinture en regardant peindre son oncle Antoine Obin, un peintre haïtien reconnu. A l’âge de treize ans, il ment sur son âge pour vendre ses œuvres dans les galeries. En 1983, il participe à sa première exposition lors de « l’Hommage à Toussaint Louverture » à la galerie Flamengo. Ce n’est que le début de sa renommée mondiale et des nombreuses expositions auxquelles il participera.
Ce n’est qu’à partir de 1988, qu’il développe son style si unique dans lequel il met en scène de nombreux animaux sauvages qu’il met en lien avec les humains. Son univers, toujours très coloré recrée l’histoire mouvementée de la vie. On retrouve une confrontation de deux styles dans ses œuvres, celui du style de son oncle faisant partie des grands artistes de l’école du Cap ainsi que celui des petits artistes du marché qui vendent leurs dessins aux touristes.
Fâché par les refus des galeries aux début de sa carrière pour son style trop “Capois” (style de l’école du Cap), l’idée de dépeindre la vie des hommes sous des traits animalier va naître et lui sera plus que bénéfique pour la suite de son travail.
Au-delà de ses peintures, Frantz Zéphirin est aussi prêtre vaudou. On retrouve cet aspect dans certaines de ses œuvres avec la représentation de sujets plus mystiques avec des dieux et esprits qui nous transportent dans des mondes parallèles.
Sa reconnaisance dans le monde de l’art n’a cessée d’augmenter
Les sujets comme l’écologie et la représentation de catastrophe environnementale tel que le séisme ayant dévasté Haïti en 2010 sont régulièrement utilisés dans les toiles de Zéphirin. Le séisme survenu en Haïti à d’ailleurs énormément touché l’artiste qui n’a pas cessé de créer pour exprimer et exorciser l’horreur de la vie des haïtiens pendant et de nombreuses années après. C’est d’ailleurs certaines de ces toiles qui vont être choisies par le New York Times, le New Yorker ou encore le magazine suisse Le Temps pour illustrer la vie des survivants de la catastrophe.
Zéphirin dit en souriant : « Regardez bien, dans chaque homme il y a un animal ; un singe, un éléphant, un crocodile, une girafe… Je les aperçois dans un geste, une attitude, un trait de caractère et les fixe aussitôt sur la toile ».
Tout récemment, c’est une fresque de plusieurs mètres de long qui a été exposée au Musée du Montarnasse à Paris (2009). Malgré la présence des plus grands peintres de Saint-Soleil, la fresque de Zéphyrin n’a pas manqué d’attirer l’attention du public et a fait dire au commissaire, Jean-Marie Drot, que Zéphyrin était sans doute le prochain grand peintre haïtien. On se félicitera donc que sa production ne soit pas chiche et permette à ses nombreux admirateurs d’acquérir un petit morceau de son oeuvre même si sa cote a récemment beaucoup augmenté!









Avis
Il n’y a pas encore d’avis.