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ARIYAEI Mohammad “sans titre”

1750,00

Mohammad Ariyaei est né en 1987 à Golpayegan, petite ville iranienne de la province d’Ispahan.

Enfant, il joue avec deux amis imaginaires, qui vivent dans la cour ou dans le placard de la cuisine, et qui sont selon lui des génies ou des fées. Il passe aussi beaucoup de temps avec sa grand-mère, qui pratique le soufisme et dialogue avec l’au-delà, et dont les histoires riches et fantastiques l’inspirent et peuplent son imaginaire.

En 2013 il rencontre chez un ami un illustrateur de livres pour enfants qui l’encourage à peindre sa première toile. Il peint plusieurs autres œuvres, sans formation. C’est le début de sa carrière d’artiste. A partir de 2013, son travail est mis à l’honneur à l’occasion de plusieurs expositions collectives (en Iran et notamment à Téhéran, aux Pays-Bas, au Liban, en Allemagne et à Dubaï aux Emirats Arabes-Unis), et individuellement en 2018 et 2020 en Iran. 

Il peint toute la surface du papier et laisse rarement place à la respiration dans ses toiles aux couleurs vives et vibrantes. Ses personnages qui semblent collés sur le fond pourraient attraper le spectateur. Sans perspective, sans point de fuite, ils se serrent sur la surface du papier pour tenir dans le cadre, comme des génies piégés dans une lampe. Sur ou à côté d’eux, il écrit des poèmes de Saadi et Hafez instructifs et ironiques.

BOUABRE Frédéric Bruly “le menu du jour et son soleil…”

3500,00

 

Frédéric Bruly Bouabré est un artiste ivoirien né le 11 mars 1923 à Zéprégühé dans la région de Daloa. Dessinateur et poète, il est aussi l’inventeur d’une écriture spécifiquement africaine pour sauver de l’oubli la culture du peuple bété. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Frédéric Bruly Bouabré est engagé dans la marine. Après la guerre, il pratique plusieurs métiers avant de devenir fonctionnaire. À la suite d’une « révélation divine » qu’il reçoit en songe le 11 mars 1948, il se consacre à donner à l’Afrique une écriture entièrement africaine. Cette vision va directement influencer sa vie et son œuvre. C’est aussi à partir de ce moment-là qu’il se fait appeler « Cheik Nadro » (« le Révélateur » ou « celui qui n’oublie pas »). Frédéric Bruly Bouabré a créé un syllabaire composé de 448 signes désignant chacun une syllabe. Ce syllabaire porte le nom d’alphabet Bété, du nom de l’ethnie Bété, dont il est originaire. Il a ainsi reproduit l’ensemble des syllabes sur des petites cartes en carton. Pour la création de son syllabaire, il s’est inspiré de figures géométriques découvertes sur des pierres d’un village du pays bété. Utilisant cette écriture, il a retranscrit des contes, des textes de la tradition bété et des poèmes. Ses recherches ont été publiées en 1958 par Théodore Monod, explorateur et scientifique français. Son œuvre est exposée pour la première fois en Europe en 1989 lors de l’exposition « Magiciens de la terre ». En 2006, le Mamco de Genève lui a consacré une exposition intitulée « Connaissances du Monde ».
Frédéric Bruly Bouabré s’est éteint le 28 janvier 2014 à Yopougon, une commune d’Abidjan en Côte d’Ivoire.